Yann Couvreur

08-couvreur

partenaires

banniere-san-pe

a-v2


Classement 2015 → 18 (+10)


Façonné par la gastronomie de palace et de grands hôtels (Park Hyatt Vendôme, Trianon Palace, Burgundy, Prince de Galles), le photogénique Yann Couvreur a ouvert une boutique à son nom en plein cœur du dixième arrondissement de la capitale, loin des beaux quartiers où tout le monde l’attendait. La presse comme les pros le voyaient en nouvel héraut de la haute-couture sucrée ? Lui a délaissé la pâtisserie bijou pour une offre pensée tout au long de la journée : petit-déjeuner dès 8 heures le matin, places assises, formules goûter, packaging à emporter intelligent… Avec sa belle gueule et son côté jeune pâtissier rock, certains lui prédisent un destin à la Christophe Michalak. Comme ce dernier, Yann Couvreur pense développement et se positionne sur différents lieux pour des établissements bis à Paris et alentours.


Vu par Philippe Conticini, pâtissier inventeur des verrines en 1994, coach de l’équipe de France championne du monde de pâtisserie en 2003 


« J'ai rencontré Yann au Prince de Galles et j'ai goûté son millefeuille et un ou deux autres desserts. Il faut le reconnaître : le millefeuille qu'il a mis en point, avec Stéphanie Le Quellec et son ancien second Nicolas Paciello je crois, est remarquable de simplicité. Le plus difficile dans notre métier, c'est de réussir à faire extrêmement bon, original mais surtout très simple. Aujourd'hui en pâtisserie, on fait bon, original mais très complexe. On s'est revus à plusieurs reprises, il m'a également demandé deux-trois conseils pour sa boutique. Quelques semaines après l'ouverture, j'y suis d'ailleurs allé pour acheter des gâteaux. Les financiers sont remarquables, son merveilleux est vraiment très bon. La viennoiserie aussi. J'ai goûté son gâteau noix de coco chocolat qui est très intelligent, avec un décor très sobre, ce que j'apprécie. On sent qu'il y a un travail d’assaisonnement. J'ai mangé son éclair café réglisse, c'est certes très segmentant mais extrêmement bien travaillé au niveau de l'équilibre. Comment va évoluer Yann ? C'est très difficile de répondre à la question. Tout va dépendre de l'homme comme d'habitude. Il a du talent et il travaille, pas de doute là-dessus. Ce qui va jouer, c'est sa capacité à maîtriser son humilité. C'est ça qui va générer tout le reste. S'il y arrive, ça va lui permettre de rester sur l'essentiel, sur lui, au niveau de sa sensibilité et sa quête à poursuivre les choses là où elles sont. Je sens qu'il a envie de développer plusieurs boutiques. Développer, c'est bien mais il faut faire attention au développement. Quand Pierre Hermé l'a fait, il était tout seul. Aujourd'hui, il y a de la concurrence, on vit l'une des plus belles périodes de la pâtisserie française depuis longtemps. Des pâtissiers trentenaires talentueux, vous pouvez en mettre 25 de plus. J'espère pour Yann qu'il ira loin, qu'il réussira à gérer humainement, à devenir un bel homme, un grand Monsieur. Yann est médiatique et paradoxalement, il n'est pas très connu du grand public. Si demain, il est présent au sein d'une émission télé à 20h30, en trois semaines, il sera connu de toute la France. Il a encore tout à prouver, même à la profession ».


Pratique

Pâtisserie Yann Couvreur - 137 avenue Parmentier - Paris (10e arr.) - yanncouvreur.com