Sophie Cornibert

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32 ans


Classement 2015 → 10 (-15)


Depuis 2011, Sophie Cornibert et son associé Hugo Hivernat se la jouent défricheurs de tables de Nantes à New York, principalement en Europe (Suède, Italie, Espagne, Belgique, Royaume-Uni, Norvège, Hollande, Estonie, Danemark) à travers Fulgurances, une plateforme dont ils revendiquent l’approche esthétique. Ultra-ultraconfidentiel à ses débuts, leur bébé compte désormais deux revues imprimées, plus de 30 dîners organisés ainsi qu’un restaurant à Paris – Fulgurances l’Adresse –décrit par les intéressés comme « une plaque tournante de la cuisine contemporaine, avec une ébullition de chefs venus du monde entier, des thématiques, de l’humain, du vivant ». Proche d’Andrea Petrini, président France du World’s 50 Best, le duo a fait partie de la sélection Inrockuptibles des 100 français qui réinventent la culture. La baseline de Fulgurances ? « La cuisine se vit ». Fulgurances vit aussi. Et grossit. The next big thing diraient les Américains.


Vue par Andréa Petrini, journaliste, ex-président France des World's 50 Best Restaurants, co-fondateur du mouvement Cook it Raw 


« J'ai connu Sophie vers 2007, lorsqu'elle travaillait pour Omnivore, on se croisait alors 3 ou 4 fois par an au moment des réunions où l’on se dispatchait les tables pour les carnets de route. Quand j'ai découvert qu'elle avait une grande sensibilité pour le cinéma, ça nous a beaucoup rapprochés. Une vraie amitié s'est nouée avec elle depuis mais également avec Hugo Hivernat, son associé dans Fulgurances. Sophie sans Hugo et Hugo sans Sophie, ça n'aurait pas marché pour ce projet. Lui est dans l'organisation, elle beaucoup plus libre : il n'y a qu'à voir leur bureau respectif. Ce sont des opposés mais ils forment un joli binôme ensemble. Ce sont des gens très fusionnels, avec eux pas d'histoire d'égo ou de dérive commerciale, ils sont clairs, justes, notamment sur le plan humain et c'est ça aussi que j'apprécie chez eux. Les dîners éphémères  qu'ils organisent avec des seconds de chefs, c'est une porte ouverte incroyable vers l'extérieur. Ils sont vraiment incontournables en France. Dans le futur, je la vois toujours évoluer sur cette planète food sans entrer dans le "système", sans que le plaisir ne cède à la realpolitik, au devoir. L'idée qu'ils ont eu des dîners des seconds de chefs, c'est la plus belle idée du milieu depuis dix ans. C'est un projet qu'ils ont eu par hasard, en mangeant extrêmement bien chez NOMA à Copenhague alors que René Redzepi était absent. Leur restaurant à Paris, sorte de tremplin ou labo pour qu’un second développe son désir de cuisinier n’existe nulle part ailleurs dans le monde. S’ils étaient entrepreneurs, ils pourraient dupliquer ce concept, un mot horrible, à New York, Londres ou Berlin mais je ne pense pas que ce soit le cas. A la place, je pense qu’ils vont continuer à satisfaire leurs envies, leur curiosité intellectuelle. Je les aime mais vraiment beaucoup et à mon sens, personne d’autre en France dans le milieu ne leur arrive à la cheville. J’aimerais également rajouter que Sophie fut pendant trois ans, de par sa connaissance sur le terrain en France et à l’étranger, le membre idéal des World’s 50 Best Restaurants avant d’être la seule, sauf erreur de ma part, à refuser de se prêter aux manigances carriéristes de Nicolas Chatenier, l’homme qui m’a remplacé au poste de président France du palmarès ».


Pratique

Restaurant Fulgurances - 10 rue Alexandre-Dumas - Paris (11e arr.) - www.fulgurances.com