Clarisse Ferreres-Frechon, 31 ans / Communicante (agence Melchior)

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Certains la réduisent à son statut de femme de (Éric Frechon, trois étoiles à l’hôtel Le Bristol à Paris). Pourtant, même les jaloux reconnaîtront que Clarisse Ferreres-Frechon s’est frayée une place de taille dans le milieu culinaire à travers son agence de communication Melchior, désormais référence incontestable de cet univers. Avec sa vingtaine de collaborateurs, elle gère notamment l’image d’une quarantaine de restaurants en France et au-delà. Parmi ses clients : Emmanuel Renaut (Flocons de Sel), Christophe Bacquié (Hôtel du Castellet), Stéphanie Le Quellec (Prince de Galles), Guillaume Goupil (Le Burgundy), Pierre Augé (La Maison de Petit Pierre), Alexandre Giesbert (Roca, Roco, Rococo), Nicolas Haelewyn (pâtisserie Karamel)… Qui dit mieux ?


Une rencontre marquante récente ? « J’ai eu la chance de rencontrer dernièrement grâce à Alexia Foucher-Charraire, pendant le Voyage des Chefs, des producteurs et artisans inspirants dont j’admire la démarche, la détermination et la foi en un monde différent et meilleur. L’un d’entre eux m’a bouleversé par la sincérité de sa démarche et par la vision qui se dégage de ses propos : Roland Feuillas, un ancien ingénieur qui a tout quitté pour se consacrer au pain et devenir un boulanger. Mais pas n’importe quel boulanger. Un paysan boulanger, car avant le pain, il y a le blé, et tout le travail de Roland Feuillas repose justement sur des pains réalisés à partir de blés anciens. Son pain est le meilleur que j’ai mangé de ma vie, il est le reflet d’une démarche sincère, bienveillante, et totalement en adéquation avec les valeurs que je porte aujourd’hui sur le bien-manger pour le bien-vivre. L’écouter a été une révélation et cette rencontre a été pour moi réellement marquante, je suis sortie renforcée, inspirée et encore plus engagée de nos échanges. »


Une source d’inspiration ou modèle qui ont une influence sur votre travail ? « Mon mari Éric Frechon, est de très loin ma plus grande source d’inspiration. Nous avons la chance de former un « cercle vertueux ». Ces dix dernières années, je l’ai amené vers des territoires qu’il n’explorait pas auparavant, cela lui a donné une autre envergure, et pour moi, il est un modèle. Je l’admire infiniment pour son talent, sa puissance de travail, ses convictions, sa bienveillance et son humilité. J’avais 20 ans quand je suis arrivée dans ce milieu qui ne m’a fait aucun cadeau, il a su me protéger tout en étant toujours très exigeant avec moi, il m’a fait grandir à vitesse grand V, m’a fait gagner du temps en me donnant de précieux conseils. Je lui dois beaucoup, nous échangeons énormément sur les différentes problématiques que je peux rencontrer, et je suis toujours extrêmement exigeante dans tout ce que je fais pour réussir ce que j’entreprends et qu’il soit fier de moi. Mon métier m’apporte une chance inestimable de pouvoir côtoyer des personnes inspirantes. C’est la plus belle facette de mon quotidien. C’est fascinant de pouvoir aider des gens que l’on admire à accomplir leur projet. Melchior a maintenant huit ans et depuis le début j’ai toujours eu à cœur de choisir les gens que j’accompagne justement car chacun d’entre eux doit être un modèle dans des registres différents. Certains d’entre eux m’influencent profondément : Frédéric Biousse et Guillaume Foucher (Domaine de Fontenille) pour leur intelligence, leur vision, et leur simplicité, Carol Duval-Leroy  (Champagne Duval-Leroy) pour sa ténacité et sa fidélité, Delphine Plisson (La Maison Plisson) pour son ambition et son grain de folie, Emmanuel Renaut (Flocons de Sel) pour son côté visionnaire, Christophe Bacquié (Hôtel du Castellet) pour sa passion et sa droiture, et Christelle Grisoni (Groupe Bertrand) car elle est mon alter-égo professionnel. Je me nourris chaque jour des qualités de toutes ces belles personnes qui me font grandir. »


Prochain projet ou nouveau territoire d’exploration ? « Je ne suis pas du genre à avoir les yeux plus gros que le ventre. Avant de penser aux prochains projets et à la suite, je me dis avant tout que l’agence a grandi rapidement ces trois dernières années, nous avons récemment gagné de jolies parts de marché dans le tourisme et il faut continuer progressivement ce développement, mais il faut surtout faire en sorte que chacun de nos clients soit content de nous et du travail qu’on délivre. J’ai une certaine obsession de la perfection, et plus Melchior grandit, plus mon exigence augmente, je ne laisse aucune place au hasard ou à l’imprécision donc je continue ainsi. »


Rédaction Atabula