Simone Tondo, 29 ans / Chef de cuisine

 

Simone Tondo s’est pris de passion pour la cuisine auprès de ses grand-mères, dans sa Sardaigne natale. Il s’est formé là-bas, à l’école hôtelière Alghero, puis a fait ses armes auprès de Mauro Colagreco au Mirazur. La découverte de Paris s’est faite pour lui chez Rino et à la Gazetta. Puis à 23 ans, il a ouvert Roseval dans le 20e arrondissement, mêlant avec audace et talent classiques de la cuisine française et recettes italiennes. Dernier fait d’arme de ce chef en perpétuel mouvement, l’ouverture de Tondo, dans le 12e arrondissement. Aux dernières nouvelles, Simone Tondo devrait s’implanter sous peu dans un lieu encore tenu secret. Pour combien de temps ?


Une rencontre marquante récente ? « Il y a quelques jours, j’ai eu la chance de faire à manger pour le styliste Riccardo Tisci et la star du basket Kobe Bryant. Au-delà de leurs talents respectifs, ce sont des gens qui bossent dur, qui restent curieux et surtout très respectueux. »


Une source d’inspiration ou modèle qui ont une influence sur votre travail ? « Mes parents et mes grands-parents maternels avec qui j’ai grandi. Je respecte l’art grâce à) eux, mon grand père était designer d’intérieur et ma grand-mère peintre. Mes parents aussi. Avant de prendre une décision ou d’agir, je pense à eux et à la liberté dont ils ont toujours fait preuve. Et puis mes chefs (Cristiano Andreini, Roberto Petza, Giovanni Passerini, Petter Nilson, Carlo Cracco, Mauro Colagreco). C’est grâce à eux que je suis toujours là et que j’avance avec passion. J’apprécie beaucoup aussi le travail de Théo Pourriat (Septime à Paris) et Christian Puglisi (Relæ à Copenhague). Théo est très intelligent, il a toujours une bonne analyse du métier. Ses conseils sont précieux. Christian m’impressionne par l’ampleur des projets qu’il a réalisés. »


Prochain projet ou nouveau territoire d’exploration ? « Je sors d’un projet très important et je ressens le besoin de me retrouver et de retourner à une échelle à taille humaine comme chez Roseval à la belle époque. Je vais prendre quelque chose de plus petit où je vais faire ma cuisine à moi, travailler un peu plus sur mes origines. »


Rédaction Atabula

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